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Mercredi 14 septembre 3 14 /09 /Sep 13:07

Par Jérôme HERMEZ, le 12 juillet 2011 à 19h10 , mis à jour le 28 juillet 2011 à 12h46

Dossier : Google et les moteurs de recherche.

Lectures de vacances - Google maître du monde ? Tel est le point de départ d'un roman d'anticipation de David Angevin et Laurent Alexandre. Un scénario catastrophe mené tambour battant, comme un polar. Une réussite.

L'Europe est ruinée, elle n'a pas su résister à la crise et prendre le virage indispensable pour s'en sortir : autoriser le clonage et les manipulations génétiques. Les Etats-Unis n'ont pas fait cette erreur et sont devenus une hyper puissance omnipotente, notamment grâce à une société : Google. Le moteur de recherche a écrasé tout le monde : Microsoft est relégué au rang de PME, Apple n'est qu'un souvenir... Mais le cofondateur de Google a une idée en tête pour assoir un leadership éternel : mettre au point l'Intelligence Artificielle. L'accumulation de données, de mails, de numérisation, de critères de recherches... tout cela n'a qu'un but : éduquer l'IA (Intelligence artificielle) qu'il est en train de créer.

 

• Google superstar

Dans ce monde ou la génétique informatisée a pris le pas sur la bioéthique, un vieux milliardaire réac veut revenir au bon temps où l'on ne se triturait pas l'ADN comme on va chez le coiffeur, où on laissait la nature faire son œuvre. Les deux camps vont s'affronter en sous main par l'intermédiaire de deux tueurs à gage. Effet garanti : le livre se lit quasiment d'une traite, les thèses avancées sont crédibles... même si elles sont bien entendu déconnectées du réel.

Les emprunts aux personnages existant de nos jours permettent au lecteur de s'associer à l'histoire. Le créateur de Google, renommé ici Sergey Brain au lieu de Sergey Brin, a évolué en une espèce de paranoïaque égocentrique qui n'a qu'un but devenir le maître du monde, Bill Gates est devenu un riche alter mondialiste acariâtre. Bref la galerie de portraits vaut le détour.

Les deux auteurs, David Angevin et Laurent Alexandre, ne se sont pas lancés sans filet dans l'écriture de ce roman: l'un est un écrivain confirmé déjà auteur de Dans la peau de Nicolas, fausse autobiographie du président de la République tandis que l'autre, chirurgien urologue, est le fondateur du site doctissimo.fr Courrez en librairie pour acheter ce bouquin (ou attendez que Google l'ait numérisé).

 

Google Démocratie Laurent Alexandre et David Angevin

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Lundi 12 septembre 1 12 /09 /Sep 09:59

Amérique : union sacrée pour commémorer le 11 Septembre.

Par Adèle Smith (à New York) -- Figaro (édition électronique)

Les Américains ont rendu hommage, hier, aux quelque 3 000 victimes de la tragédie.

 

Dix ans après le 11 Septembre, les présidents Barack Obama et George W. Bush ont rendu hommage, ensemble, dans l’émotion et le recueillement, aux quelque 3 000 victimes des attentats, qui ont profondément changé leur pays. ÉTATS-UNIS Comme le 11 septembre 2001, il faisait beau dimanche à New York. Mais cette année, la cérémonie du souvenir s’est distinguée des années précédentes à Ground Zero.

Pour la première fois depuis dix ans, deux présidents étaient présents. George Bush avait accepté l’invitation de Barack Obama. Les deux hommes étaient accompagnés de leurs épouses Laura et Michelle. Surtout les familles des victimes du World Trade Center ont pu pour la première fois «retrouver» leurs proches en allant poser la main sur les 2 983 noms inscrits dans des margelles en bronze autour des deux bassins géants du nouveau mémorial «Reflet de l’absence».

La cérémonie commémorative a commencé vers 8 heures, heure locale. Après une brève visite au mémorial, les couples Obama et Bush sont allés saluer et embrasser chaleureusement quelques familles. À 8 h 46, heure de l’impact du premier avion dans la tour nord, une minute de silence a été observée, suivie d’une autre à 9 h 03, heure correspondant à la deuxième attaque. Tout au long de la matinée, les noms de l’ensemble des victimes ont été lus à voix haute par les proches, entrecoupés du son des cornemuses irlandaises, de l’hymne américain, d’un poignant Amazing Grace. James Taylor a chanté Close Your Eyes, Paul Simon The sound of Silence. Yo-Yo Ma a joué la suite n° 1 pour violoncelle de Bach. Barack Obama a lu le psaume 46 de la Bible, George Bush, une lettre d’Abraham Lincoln.

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Mercredi 2 février 3 02 /02 /Fév 14:14

Le convoi est parti de Kananga dès 8h30’ le mercredi 19 janvier 2011, sous une pluie fine en direction de Tshikapa, District sanitaire situé à quelques 300 kilomètres au Sud-ouest de la capitale provinciale du Kasaï Occidental. Cette province est l'épicentre de l’épidémie de la poliomyélite qui sévit avec virulence dans le pays. Le cortège, sécurisé par les éléments de la police nationale congolaise, comprenait le Dr Makwenge Kaput, Ministre de la Santé Publique, M. Hubert Mbingho, Gouverneur par intérim du Kasaï Occidental, le Dr Matthieu Kamwa, Représentant de l’OMS en RDC, M. Abdou Diouf, Chef du Bureau de la Mission de l’ONU pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO/ Kasaï Occidental) ainsi qu’une trentaine d’autres membres de la délégation.

 

 

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      Eugene Kent @ Kabambi.

 

La route est en terre battue, et demande, pour arriver à destination, de recourir à des véhicules tout terrain 4X4, pendant près de 7 heures, en traversant savanes boisées et petites forêts, rivières et villages parfois isolés en brousse. “La détermination et la volonté d’en finir avec cette épidémie sont réelles”, explique le Dr Audry Mulumba, Directeur du Programme Elargi de la Vaccination (PEV), nommé à ce poste en décembre 2010 par le Ministre de la Santé Publique.

 

La veille du départ, une séance de travail marathon, présidée par le Dr Victor Makwenge Kaput,  avait eu lieu au Bureau du Gouverneur du Kasaï Occidental.  L’objectif était de faire le point de la situation de poliomyélite qui place le Kasaï Occidental en tête des provinces les plus touchées par l’épidémie avec 64 cas sur les 117 enregistrés par le pays depuis le mois de mai 2010. “L’heure n’est plus à la complaisance. Nous devons comprendre pourquoi cette province est la plus affectée, afin de mettre en place des stratégies d’urgence pour inverser les tendances actuelles”, insiste le Dr Makwenge Kaput. Pour leur part, “les partenaires du Gouvernement ne lésineront sur aucun moyen, financier ou humain, pour atteindre l’objectif d’une RDC sans poliomyélite en 2011”, a soutenu le Dr Kamwa, estimant également que “les yeux du monde entier regardaient ici, parce que nous avons l’obligation des résultats”.

 

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Le Gouverneur par intérim du Kasaï Occidental (à gauche), le Ministre de la Santé Publique (au centre) et le Représentant de l'OMS

en RDC (à droite) pendant la pause sur la route de Tshikapa (@Eugene  K. Kabambi).

 

 

Tout au long du parcours de cette Route Nationale N°1, les passagers ont eu le temps de contempler les vastes étendues des terres arables, où de loin, on peut aussi apercevoir quelques hutes éparpillées ça et là et qui servent des résidences secondaires aux cultivateurs venus généralement des cités du lointain. La tradition veut que les familles quittent les grands centres urbains, avec leurs enfants en bas âge pour venir cultiver leurs champs durant des longs mois. “Ceci fait que les enfants échappent parfois à la vaccination de routine contre la poliomyélite à cause de l’inaccessibilité de certaines zones éloignées”, explique le Dr Edmond Mulamba, Médecin Inspecteur provincial (MIP) du Kasaï Occidental.

 

Le long trajet a été marqué par quelques temps de pause sur la route afin de permettre aux passagers à se dégourdir les jambes, avant de continuer. Les dix véhicules mobilisés et mis en condition de voyage n’ont rien laissé au hasard: “il y a eu d'abord vérification mécanique des voitures, suivie de leur ravitaillement en carburant, sans oublier le matériel de dépannage mécanique, le kit sanitaire d’urgence, et une bonne réserve en eau et de vivres”, détaille Adama Sawadogo en charge de la logistique à l’OMS/RDC. C’est autour de 16 heures locales que le convoi est entré dans Tshikapa, ville minière aux “2 millions d’habitants, sans eau potable”, selon M. Laurent Kambulu Mputu, Maire de la Ville, et dont “les conditions sanitaires sont des plus précaires”, souligne-t-il. La promicuité et l’insalubrité publique font de Tshikapa l’un des Districts sanitaires les plus exposés aux maladies infectieuses et transmissibles, évitables par la vaccination. La zone de santé de Kamwesha, plus proche de Tshikapa, a enregistré à elle seule 19 cas de poliovirus sauvage. Un véritable record dans la province.

 

Il faut sensibiliser la population face à ce risque élevé d’extension de la poliomyélite vers d’autres zones jusque-là indemnes. Le message du Ministre de la Santé Publique était clair: “ce que j’attends de chacun de vous, de chaque parent, de chaque voisin, c’est de vous assurer que tout enfant de la communauté, du village, du quartier a reçu les 2 gouttes de vaccin contre la poliomyélite. Ce sera le témoignage suprême de votre amour pour vos enfants et pour votre patrie”, a-t-il lancé lors du démarrage des activités de vaccination supplémentaires (AVS).

 

 

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Un crieur local en pleine sensibilisation de la population en faveur de la vaccination (Eugene Kabambi).

 

Les partenaires du Gouvernement, dont l’OMS, ont apporté les moyens nécessaires pour la sensibilisation de la population, l’encadrement des communautés de base et l’accompagnement des opérations de vaccination en amont et en aval. “C’est un honneur et un plaisir renouvelé pour nous de vous remettre ces moyens au nom du Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS et du Dr Luis Gomes Sambo, Directeur régional”, a dit le Dr Kamwa lors de la remise des cinq motos de marque Yamaha DT 125 ainsi que d’autres matériels destinés au travail de terrain en faveur de l'Antenne du PEV/Tshikapa.

 

La ville de Tshikapa est connue pour ses célèbres mines de diamants de joaillerie, exploitées artisanelement  sans que la population locale en bénéficie pleinement. Dès l'entrée dans la ville, le premier visiteur est frappé par la misère très visible dans la population. La principale artère qui traverse Tshikapa est dans un piteux état, exigeant du conducteur d'une voiture une prudence absolue pour ne pas tomber dans un ravin juste à côté. Tshikapa la nourricière fournit le gros de sa production diamantaire à la ville belge d'Anvers, réputée capitale mondiale dans laquelle travaillent plusieurs milliers de maîtres tailleurs, dont l'habileté et la compétence sont le garant du label international de qualité "taillé à Anvers". Mais entre le port de la Flandre belge et Tshikapa, deuxième ville du Kasaï Occidental, le contraste est de taille.

 

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      Une vue de la principale artère de Tshikapa (@Eugene Kabambi).

@ EK.

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Vendredi 10 décembre 5 10 /12 /Déc 14:13

 

Eugene Kent of UN peacekeeping


Eugene Kabambi discutant avec les Casqques bleus de l'ONU dans le Parc de Kahuzi-Biega. (c) EK.    

 

Coincée entre des hauts plateaux et des collines verdoyantes, la localité de Bunyakiri (130.000 habitants), est située à 83 km au nord-ouest de Bukavu, Chef-lieu de la Province du Sud Kivu. La zone est très enclavée et n’a pas de réseau téléphonique moderne, ni une simple radioélectrique privée (phonie) pour la désenclaver. Il faut payer pas moins de 25 dollars américains – par personne - aux rares motards pour joindre Bukavu, avec tous les risques de tomber dans les embuscades des éléments armés des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), retranchés dans la vaste forêt qui prolonge le parc de Kahuzi-Biega et les escarpements qui entourent les villages tels que Mangaa, Cinene ou encore Cibira.

 

C’est dans ce contexte que les responsables sanitaires de Bunyakiri -Médecin Chef de Zone, Médecin-Directeur de l’hôpital général de référence ou encore l’infirmier superviseur – travaillent en permanence. Ils ont pris soin de mettre leurs familles à l’abri à Bukavu, loin de la bourgade insécurisée. “On est tout le temps sur le qui-vive ici”, explique le Dr Baudry Katende Mwitangoma, responsable de l’hôpital de Bunyakiri. “Dans les collines qui surplombent la cité, les FDLR sont là présents”, affirme le médecin qui vit seul à Bunyakiri, et qui repart à Bukavu une fois toutes les deux semaines pour voir sa famille. La cité connaît également des enlèvements à répétition et des viols de femmes par les FDLR. “Malheureusement, les cas des viols ne se déclarent pas, par peur que la victime ne soit marginalisée par la population très attachée aux coutumes”, affirme le Dr Albert Totoro, Médecin Chef de Zone (MCZ) de Bunyakiri. Dans certaines aires de santé éloignées, plusieurs centres hospitaliers ont été tout simplement fermés à cause de l’insécurité généralisée. “Ces structures sanitaires se trouvent dans les zones contrôlées par les FDLR. On ne sait pas aller là-bas, ils nous traitent d’ennemis”, ajoute-t-il.


 

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      Bunyakiri tôt le matin, (c) Eugene Kabambi.

 

 

Pour le moment, la sécurité est en train de revenir peu à peu dans la cité, grâce notamment à la présence du bataillon pakistanais de la Mission de l'ONU pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) et des Forces armées de la RDC qui y mènent l’Opération “Amani leo”, c’est-à-dire ‘Paix maintenant’. Le 30 mars 2010, l’OMS y a dépêché ses épidémiologistes chargés des urgences, sous escorte des Casques bleus de l’ONU, en vue de la mise en oeuvre du projet d’appui aux soins de santé primaires d’urgence en faveur des populations déplacées et des familles d’accueil.

 

Le choléra en hausse

 

Bunyakiri est parmi les 34 zones de santé les plus affectées du Sud Kivu par le choléra, avec en moyenne 15 à 20 cas notifiés par semaine. L’épidémie sévit essentiellement parmi les retournés dont les habitations de fortune ont été incendiées par les FDLR. “Au cours de la 43ème semaine épidémiologique, 22 cas de choléra ont été enregistrés parmi les déplacés internes”, affirme le Dr Albert Totoro. “La promiscuité, le manque d’eau potable et l’absence des latrines hygiéniques constituent les facteurs favorisants de la flambée épidémique du choléra”, détaille ce responsable sanitaire. 

 

 

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L'eau est une denrée rare à Bunyakiri. (c) Eugene Kabambi.

 

 

 

La localité présente également un taux de mortalité maternelle très élevé: “entre 2008 et 2009, 22 décès maternels ont été récensés”, affirme le MCZ. Cela est dû notamment à l’inaccessibilité de certaines zones de santé et le manque de moyen de transport. L’appui apporté par les partenaires permet aux autorités sanitaires locales de soulager les populations déplacées. “Au cours des 6 derniers mois, les déplacés ont été soignés gratuitement, grâce notamment aux médicaments reçus de l’OMS et des autres organisations humanitaires”, indique le Dr Totoro. Pour lui, “l’aide aux familles d’accueil qui prennent en charge les déplacés est très importante, d’autant plus que leur pouvoir d’achat est très faible ici”. Il apprécie à sa juste valeur le volontarisme des partenaires au développement qui continuent à y apporter l'assistance humanitaire. “C’est très vital, cet appui en médicaments que nous recevons des organismes internationaux tels que l’OMS et les autres ONG. S’il arrive que ces partenaires se retirent d’ici, ce sera une vraie catastrophe”, dit-il. “On a même constaté qu’à chaque fois que les appuis des partenaires diminuaient, des guérisseurs traditionnels montaient au créneau, avec toutes les conséquences sanitaires que vous pouvez imaginer sur la population démunie”, note le MCZ qui se résigne à constater “une multitude de dispensaires pirates à Bunyakiri”. “Si on a deux maternités modernes de plus, ça changerait beaucoup de choses”, plaide-t-il.


 

Arrivee-medicaments-a-Bunyakiri.jpg

 

 

La zone de santé a bénéficié également de plusieurs formations appuyées par l’OMS et qui ont eu lieu en fin d’année dernière, notamment la Prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), la sensibilisation sur le choléra et le renforcement des capacités des relais communautaires.

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Jeudi 9 décembre 4 09 /12 /Déc 13:35


 

La maternité de Ndosho, située dans la zone de santé de Karisimbi, a été construite en 2008 dans ce quartier pauvre de l’ouest de Goma (Chef-lieu de la Province du Nord), à travers un financement obtenu par l’OMS auprès du CERF - Fonds central de réponse d'urgence - dans le cadre du projet : « Initiative pour une grossesse à moindre risque ». Projet relatif au cinquième Objectif du Millénaire pour le Développement visant une réduction de trois-quarts du taux de mortalité maternelle d'ici 2015. La présence de cette maternité qui a fait peau neuve et qui est fonctionnelle depuis janvier 2009 a entraîné une forte fréquentation d’accouchements : « plus de 623 accouchements sur 532 attendus », selon Bruno Biritsene, Infirmier titulaire (IT) du Centre de santé de Ndosho.


Auparavant, « il n’y avait que 3 lits pour l’ensemble de la maternité, et il y avait souvent deux femmes pour un même lit, avec leurs bébés, dans des conditions pour le moins précaires», explique-t-il. Mais en 2009, 1400 bébés sont nés dans cette maternité dans des conditions d’accouchement améliorées. Les consultations prénatales (CPN) ont vu également leur taux augmenter, passant de 532 à 634. « Sur les 634 femmes consultées, 143 (22,5%) présentaient des grossesses à risques et ont été référées à l’hôpital général de Goma », indique l’IT Biritsene qui donne un bilan largement positif d’une année d’existence de cette structure sanitaire. « A travers les formations assurées par l’OMS sur la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant (PCIME) ou encore les soins de la mère et du nouveau-né dans le post partum, nous avons pu améliorer la qualité des prestations », ajoute-t-il. Cet appui technique en renforcement des capacités a également aidé les personnels soignants du Centre de Santé de Ndosho à comprendre «qu’au moins une maladie ou problème de santé compliquait la grossesse des femmes ; le plus souvent, il s’agissait d’anémie causée par la grossesse ou des maladies génito-urinaires », fait remarquer Biritsene. L'initiative pour une grossesse à moindre risque, à travers la construction de cette structure sanitaire, constitue une réelle avancée dans cette province.


L’objectif est d’améliorer la qualité des soins périnatals par la promotion de méthodes modernes, fondées sur des bases factuelles, et la mise en évidence de leur rentabilité. Ces nouvelles pratiques encouragent le dialogue, la formation, le soutien et l’information à la femme, tout en prévoyant la fourniture de certains équipements.Dans le même temps, l’OMS et les autres partenaires appuient également cette structure sanitaire en médicaments, mais « la difficulté est liée à la durée trop longue de livraison », estime le responsable sanitaire de Ndosho. Pour le moment, il plaide pour une acquisition urgente d’une ambulance en faveur de son centre de santé. « On est à l’autre bout de l’extrémité par rapport à l’hôpital général de référence de Goma qui est situé à plus de 7 km d’ici, et on n’a pas d’ambulance. Ce qui fait que le taux de référence est bien bas, dans une zone où la sécurité n’est pas encore totalement revenue », affirme-t-il.


Toutefois, l’OMS continue d’apporter son appui à cette formation sanitaire, en l’équipant avec un panneau solaire d’une grande capacité (165 watts) pour les besoins en électricité. Aujourd'hui, la plupart de parturientes de Ndosho trouvent en cette structure de santé un motif de satisfaction, dans une province post-conflit, où le taux de mortalité maternelle et infantile reste parmi les plus élevés du pays.

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